Corona still sucks…

Pof pof pof… mon dernier article remonte à plus d’un mois, et pourtant, ce que j’aimerais pouvoir tenir la cadence et être plus productive! Oui mais voilà, “on fait pas toujours ce qu’on veut”.

J’ai pas à me justifier de rien à personne, mais ça me parait quand même nécessaire d’expliquer brièvement cette absence, ce break un peu involontaire.

Le premier point, c’est que malgré cette situation incroyablement merdique sous bien des aspects, contrairement à pas mal de gens de mon entourage, j’ai eu des tonnes de boulot. Mais vraiment des tonnes quoi, à taffer comme j’avais jamais taffé, à devoir tenir des deadline de malade, à m’investir de ouf dans des projets, bref, à avoir la tête sous l’eau et le temps de rien.

C’est davantage un concours de circonstances qu’une question de contexte. Le coronavirus n’y est pour rien. Depuis plusieurs mois je bosse à mon compte, de chez moi, donc à vrai dire, confinement ou pas j’ai à peine vu la différence. Et puis bon, faut être honnête, même si t’es pas du genre à courir après l’argent, quand t’es à ton compte c’est quand même bien d’arriver à gagner un minimum, de quoi vivre, histoire de payer ton loyer et de pouvoir bouffer. Alors ouais, y’a des moments tu cours un peu après les contrats, et quand t’en décroches un gros, ben tu donnes le max, tu veux bien faire, surtout quand tes clients sont super attachants et se donnent eux-mêmes à fond.

Ensuite ben voilà, y’a ce contexte, cette situation chelou, cette impression d’avoir connu le “monde d’avant”, et que malgré tout ce qui arrive, ben comme des cons on refera les mêmes erreurs après. On apprend que dalle, l’économie et le capitalisme sont rois, alors ensuite, au mieux ce sera pareil, au pire ça sera, ben heu, pire. Bref, ça pue, le monde ne sera plus jamais comme avant, la vie ne sera plus jamais comme avant, et nous on est des fucking dinosaures qui avons connu le monde d’avant, ça perturbe.

Tout ce dont j’aurais aimé avoir le temps de parler. Parce que oui, même la tête sous l’eau en train de taffer comme une dingue, j’ai écouté des trucs dont j’aurais aimé parler. Tous mériteraient un article rien qu’à eux. Ça peut encore arriver, mais vu comment les temps à venir se dessinent pour moi, je crains que ça tombe à l’eau. Alors comme la dernière fois, j’en parle succinctement, de façon groupée, mais j’peux difficilement faire mieux en ce moment, même si ça me pèse.


Die Fliesenleger : un groupe allemand, germanophone, découvert curieusement via Instagram, écouté distraitement dans un premier temps, puis le lendemain envie de réécouter, etc… Le hic: je n’ai trouvé que 5 morceaux d’eux sur Spotify, de “Schwarz auf weiss” (à peine plus sur Youtube). Vraiment, tout à fait ma came, hâte d’avoir le temps de creuser, ça le mérite largement.


Sidewalk Surfers : ça remonte maintenant à un peu plus longtemps, mais j’ai redécouvert combien cet album “Dinner for Sinners” me plaisait. Incroyablement énergique, percutant, du bonbon à mes oreilles. Mention spéciale pour “Workaholic” parce que le titre représente bien ce que j’ai été ces derniers temps, et “Self Inflected” qui m’avait catchée il y a un moment déjà.


The Bates : Alors là, c’est assez tordu comme approche. Ça fait maintenant des années, que très régulièrement sur Facebook je vois des gens partager une reprise de “Out Of The Blue (Hey Hey My My)” soi-disant par Sid Vicious. Ben merde, ça me rend dingue. Cette version de la chanson de Neil Young, elle est par The Bates, pas Vicious, pas les Sex Pistols comme on a voulu me l’affirmer au détour d’un commentaire, merde non. Bref, du coup toute chonchon que j’étais, ça m’a amenée à réécouter ce groupe avec Zimbl parti trop tôt. Mention spéciale pour moi pour “Independant Love Song” qui a ce petit quelque chose de singulier.


The Rabble : Là ce qui m’épate, c’est d’avoir réussi à ne pas m’en écœurer malgré ce que je les ai écoutés… J’ai choisi cette pochette d’album, mais je dois dire que j’ai bouffé toute la discographie disponible. Et pour en bouffer, j’en ai bouffé, et ça continue. Ce groupe est monté sur mon podium et va y rester un moment je crois. Tous disques confondus, j’en ai bouffé des journées entières, j’en avais besoin, et je n’ai cessé de regretté que ce groupe soit HS. Tout, j’aime tout, tous leurs morceaux, toutes leurs influences, que ce soir reggae, Oi, street punk, celtic punk, ils excellent dans tout pour moi, je surkiffe, je m’en lasse pas, j’peux en écouter des heures durant, toute la journée, n’importe quand… Ils ont accompagné mes journées de boulot, et plus. Ça fait longtemps qu’un groupe m’avait pas accompagnée de cette manière là ; accro, complètement accro. Vraiment mon groupe du moment.


Je me dois aussi de revenir sur un point que j’évoquais dans un article précédent, un “plus” de cette situation merdique: les streaming. J’en ai raté des caisses à cause du taf, j’ai réussi à en grappiller quelques-uns ou en voir en rattrapage ; en vrac les petites merveilles que j’ai réussi à voir quand le timing me permettait: NH3 SkaCore (pas évident quand tu pannes pas un mot d’italien), Graupause (pareil même si difficultés amoindries en allemand), René de TATSG, Freidenkeralarm, Willem d’Antillectual, des sessions basse Matt Freeman ou Chris#2, The Special Bombs, Sidewalk Surfers, Katastrophen Kommando, les Online Acoustic Fest hebdomadaires de Sbäm, Talco, etc etc…

J’en ai raté des tonnes, mais y’en a encore plein à venir, gardez l’œil ouvert, y’a des moments géniaux à pas rater!

Vala vala. C’est du pur mavie.com, mais ça m’ennuie sérieusement d’avoir dû délaisser le blog. Et puis cette putain de crise sanitaire, ça a fait comme une cassure dans le temps, avec l’avant et l’après. Ce qui arrive, j’suis persuadée qu’on l’a mérité, et qu’on va être assez cons pour pas en tirer les leçons qu’il faudrait. On a merdé dans les grandes largeurs, on va devoir essayer de continuer à (sur)vivre avec les conséquences.

Bref, heureusement il nous reste la musique, heureusement il nous reste le punk.

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