Der Ganze Rest – Wir waren schon mal weiter

* * *Der Ganze Rest

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Der Ganze Rest – Wir waren schon mal weiter (02/03/2019 – SN-Rex)

En mars dernier, le groupe Der Ganze Rest sortait son deuxième album ” Wir waren schon mal weiter”. Encore à la ramasse, je ne découvre que des mois plus tard. Mais mieux vaut tard que jamais, et je suis très contente de finalement les avoir dans les oreilles.

Dans un article précédent, je vous parlais de cette splendide playlist Protest Sounds. Et bien c’est là que je les ai entendus pour la première fois. Parmi les très nombreux groupes qu’on y trouve, celui-là fait partie de ceux pour lesquels j’ai eu envie de creuser. Pourquoi? La qualité du morceau, sa familiarité par rapport à mes goûts, et la voix principale, légèrement atypique, un brin addictive pour moi.

Der Ganze Rest

Der Ganze Rest, un groupe allemand de Stuttgart, Deutschpunk / Punkrock / Politpunk, fondé en 2013. On y retrouve Max (Bass, Backing Vocals), Maxim (Guitar), Martin (Chant), et Felix aka Komischer Kautz (Drums, Backing Vocals).
Leur discographie:
Alles Muss Man Selber Machen (Album – 24.03.2017)
Das Muss So! (EP – 24.03.2017)
Teil der Band (EP – 23.11.2018)
Moshpit unterm Weihnachtsbaum (EP – 17.12.2018)
Wir waren schonmal weiter (Album – 02.03.2019)

L’album comporte 12 pistes, on est dans du punk rock, du Deutschpunk assez percutant, germanophone. Les morceaux sont dynamiques et structurés, l’ensemble est parfaitement cohérent. Les mélodies sont accrocheuses, ça prend vite. Très vite en ce qui me concerne.

C’est puissant, efficace, melodieux. Ils n’ont pas besoin d’être agressifs à outrance, leurs textes sont suffisamment explicites pour passer les messages.

Der Ganze Rest - Wir waren schon mal weiterIls ont la vingtaine et voient bien que le monde est moche (racisme, climat, misère…) alors ils le dénoncent, et c’est tant mieux, on en a besoin.

L’album démarre avec “Dgr” (comprendre Der Ganze Rest) que je trouve très représentative et qui nous plonge de suite dans l’atmosphère qui va suivre. Les chœurs de l’intro, riffs et accords de guitare, batterie puissante, et la basse qui n’est pas en reste… Tout est réuni pour donner le ton et présenter ce qui va suivre, sous des allures d’hymne.

J’vais pas passer chacune des pistes en revue, mais j’vous encourage à écouter chacune d’entre elles, l’album vaut vraiment le coup. J’ai pas encore eu le temps de vraiment me pencher dessus, mais je serais tentée de dire que le reste du stock aussi.

Par moment j’ai comme des ptits relents de WIZO ou de Bei Bedarf et de tas d’autres choses (sans que j’arrive à dire quoi précisément). C’est plus que positif. D’ailleurs d’une manière générale, je retrouve une touche propre à la scène punk allemande. Cette sonorité singulière qui fait que je l’aime particulièrement.

Je n’ai qu’un seul regret: j’ai pas réussi à mettre la main sur les paroles. L’allemand n’étant pas ma langue maternelle, je ne fais que “grapiller” ici et là quelques bribes, quelques phrases. Suffisamment pour me faire une idée, mais malheureusement pas assez pour parcourir en profondeur les paroles de chaque morceau. Et je sens bien que je rate quelque chose. Ce que je saisis et comprends me laisse supposer que j’aimerais beaucoup la totalité des textes.

Bref. Du punk rock/Deutschpunk comme je l’aime, mélodieux, efficace, bien fichu, pas trop chargé, une voix perçante, mordante, au service de textes réfléchis. Des riffs de guitare plaisants et bien placés, des chœurs discrets mais bien présents et à bon escient.

Cet album, plus je l’écoute, plus je l’aime. Et vu que j’ai un train de retard, va falloir que j’me penche sur le matériel précédent, parce que j’ai comme l’impression d’avoir raté un truc que j’pourrais regretter.

Pour faire écho aux paroles de “Wir bleiben laut!”, on a juste envie d’acquiescer et de leur dire “oui, restez bruyant, continuez de vous battre pour plus d’acceptation, d’humanité, plus de tolérance“, et on a à notre tour envie d’être bruyant et de se battre à leur côtés pour ces mêmes valeurs. Voilà c’est ça, “Wir waren schon mal weiter” fait partie de ces albums qui me transmettent une forme de combativité. Et ça fait du bien.

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