The Classy Wrecks – Bedrocksteady

 

The Classy Wrecks – Bedrocksteady (13/09/2018 – Trouble Town Records)

L’été arrive, l’été est arrivé, il fait chaud, très chaud, ici on est partis pour une semaine de canicule, le soleil est là et bel et bien là. Au milieu de mes habitudes d’écoute un peu “bourrines”, c’est le contexte idéal pour une petite pause plus smooth.
Ca groove, ça swingue, et ça fait du bien de lever le pied et passer en mode plus cool. Je parle de The Classy Wrecks et de leur 1er album sorti en septembre 2018, Bedrocksteady.

The Classy Wrecks, ils nous viennent de Toronto au Canada. Le groupe a été fondé en 2016, et ils ont déjà sorti un single, 2 EP, (le tout dispo sur leur Bandcamp), et enfin ce premier album. 2 autres singles sont également sortis cette année, “All My Loving” et “Someday”, du même acabit. Le groupe est formé de Daniel Mager (Vocals/ Guitar), Roy Zada (Bass), Bobby Shaw (Tenor Sax), Ian Herold (Trombone) et Alexis Rodriguez (Drums).

Le premier truc qui m’a sauté aux oreilles quand j’ai commencé à écouter, c’est que ça fait très pro, soigné, millimétré. Comme dit plus haut, ça groove et ça swingue, ça m’a fait penser à l’album Social Gourmet des Late Night Munchies, justement pour ce côté très swing et exécuté minutieusement. Le boulot est chiadé, pour chaque instrument, et ça s’entend.

Ça se situe entre ska, rocksteady, et reggae. Et franchement, c’est bien fait. Ils font briller le soleil (bon là présentement il se trouve qu’il brille déjà méchamment, mais s’il pleuvait ou qu’il faisait un temps de chiottes, ben ils le feraient briller pareil). A l’écoute de cet album, on ne peut être que cool, zen, relax, on décompresse direct. On se sent en vacances.

Pour le côté groove, j’avoue qu’il est impossible de ne pas bouger sur certains morceaux. “Sociopath” est redoutable pour ça, on move et on chante en boucle “I tell no lie, tell no lie, I tell no lie…“. C’est comme une forme d’instinct primaire musical, on est “habité” et on ne peut pas résister. Et en fait ça s’applique à pas mal de tounes de l’album, dès qu’on rentre dedans. C’est pas qu’on danse frénétiquement, nerveusement, mais on se trémousse à coup sûr. “Superman (Is Going to Hell)” me fait le même effet. Plein d’autres aussi en fait.

Les mélodies se retiennent assez rapidement, peu d’écoutes suffisent à les avoir en tête. Et à chaque nouvelle écoute, on remarque un truc de plus auquel on n’avait pas fait gaffe avant. Quelques notes de basse, un solo de guitare, une cymbale au bon moment…

La dernière piste, l’instrumental “Does Anyone Have a Patch Chord”, met en valeur le talent et la dextérité de chaque instrument. On en avait déjà un bon aperçu sur les pistes précédentes, mais on voit qu’il y a vraiment du level. Même si ces dernières années j’écoute surtout du “bourrin”, mon oreille a été par le passé suffisamment exercée pour savoir reconnaître et apprécier un certain savoir-faire. La technique et la maîtrise des instruments est bien présente.

Moi qui d’habitude n’aime pas les choses trop “propres”, trop “lisses”, c’est le genre d’écart qui me fait un bien fou de temps en temps. Tant cet album que leurs parutions de cette année.
C’est léger, la musique est pleine d’ondes positives, c’est comme une grosse bouffée d’air frais, une grande inspiration. Ca décontracte et ça repose. Et en plus, c’est vraiment pro, chiadé, travaillé. On entend la pratique et la technique. On s’y love et on move sur ces notes ensoleillées et colorées. Essayez!

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