The Filaments – Look to the Skies

      

The Filaments – Look to the Skies (15 juin – Pirates Press Records)

Pas facile facile d’enchaîner après mon article sur !Mess! parce que ça a vraiment été un big coup de cœur et que j’l’écoute encore beaucoup; en gros j’suis pas vraiment open à de nouvelles découvertes. Alors finalement le plus “simple” sur ce coup, c’est de reprendre un article sur lequel j’avais déjà commencé à me pencher, avant. Un album qui faisait déjà partie de mon Top5 2018 pour Barricade Punk, et que j’écoute encore régulièrement.

On va y aller avec The Filaments et Look to the Skies, sorti en juin dernier. Et je vais être honnête, honteuse mais honnête, j’connaissais pas le groupe avant cet album. Je sais absolument plus comment j’suis tombée dessus, mais ça a été une belle découverte pour moi.

Le topo habituel sur le groupe: The Filaments est un groupe basé à Londres (sont originaires de l’Essex), constitué de : Jon (Guitar/Vocals), Mike (Guitar/Vocals), Pascal (Drums), Smithy (Bass), Pook (Trombone), Eddie (Sax), et Iain (Trumpet).

J’arrive pas vraiment à trouver l’année exacte à laquelle le groupe s’est formé, mais leur 1er album “Skull and Trombones” est sorti en 2001 chez New Blood Records. En 2002 un split avec Deadline “Punk Unity” chez DSS Records. Le 2ème album, “…Whats Next?”, sort en 2004 chez Household Name Records. Puis 2 nouveaux splits, un avec Beans, Bodybag et BBK, et un avec The Stockyard Stoics. Tout ça accompagné de très nombreux concerts, festivals, prestations diverses mais semble-t-il assez mémorables.

Vient alors la “pause” en 2005, suite au départ de Jon Fawkes pour l’Amérique, qui finalement revient définitivement au Royaume-Uni en 2009 et le groupe annonce alors sa reformation. Puis en 2013 l’album “Land of Lions” chez Burnout Records, et enfin en 2018 “Look to the Skies”. C’est donc par ce dernier album que je les connais, et que j’ai su apprécier l’esprit qui flotte autour d’eux.

Musicalement, on est entre le street punk, le punk british classique, le ska, la oi!, avec d’inévitables relents reggae ou 2 tone. Dans mon paragraphe les concernant dans mon Top 5 pour Barricade Punk, je parlais “d’une sorte de retour aux sources, authentique et mordant”. Et des mois après, j’en ai toujours le même ressenti. Les influences font que les styles sont variés et les ingrédients se rejoignent très habilement. C’est un album très riche, intelligent, et The Filaments se démarquent pas mal par cette variété d’influences qui en fait un son unique. Ça déborde d’intention et d’énergie, en passant par des morceaux plus zen, mais on ne s’ennuie pas une seconde et les pistes s’enchaînent à la perfection. Selon les titres, tel ou tel style prend le pas sur les autres, mais les influences restent toutes présentes, subtiles. Le contenu social est sans compromis et les messages assez clairs.

On sent que le groupe a du vécu. La voix est tantôt éraillée, tantôt gueularde, tantôt les 2 à la fois ou très légèrement voilée. Les arrangements sont soignés, les chœurs à point et les cuivres bien dosés. Pour faire court, le boulot est chiadé et on y (re)trouve une âme toute particulière.

Bref, ce que je retiens de cet album c’est la richesse de ses influences, la qualité d’exécution, et cette âme si particulière qui est là du début à la fin. Stimulant, entraînant, on embarque. Ça sent bon la conscience politique et la lutte des classes, la bière et le poing levé, impossible pour moi d’y être insensible.

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